La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre pour les détenteurs de contrats d’assurance-vie et de PER : Crédit Agricole et LCL annoncent une nouvelle baisse de rémunération qui atteindra jusqu’à ‑0,25 point dès 2025. Pour de nombreux épargnants, ces produits apparaissaient comme des refuges stables ; les voilà confrontés à une érosion plus marquée que prévu de leurs gains, à un moment où l’inflation rogne déjà le pouvoir d’achat.
Des rendements en recul sur plusieurs contrats phares
Les chiffres parlent d’eux-mêmes et révèlent une tendance inquiétante :
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- Le fonds en euros du contrat Predissime 9 Série 2 descend à 2,15 % en 2025, contre 2,40 % l’an dernier : sur un capital de 30 000 €, la perte de rendement représente près de 75 € brut par an.
- Les PER du groupe Crédit Agricole passent de 3,15 % à 3,05 %. Pour un contrat de 50 000 €, le client encaissera environ 50 € de moins en intérêts annuels.
- Chez LCL, le PER dévisse à 2,50 %, tandis que les contrats Anaé et Acuity réduisent aussi leurs fourchettes. Un épargnant ayant misé 80 000 € sur l’un de ces supports peut voir ses gains annuels amputés de plus de 200 €.
Au-delà des pourcentages, l’impact psychologique est considérable : ces baisses répétées brisent la confiance d’épargnants qui, depuis des années, privilégient la sécurité aux placements boursiers.
Pourquoi cette chute ? Les explications officielles et les zones d’ombre
Les deux établissements pointent la faiblesse persistante des obligations souveraines, socle des fonds en euros. Or, malgré la légère remontée récente des taux, les anciennes souches obligataires à faibles coupons continuent de peser. Crédit Agricole et LCL insistent également sur les « bonus de diversification » accordés si l’on place 30 % ou 40 % du capital en unités de compte, présentés comme la solution pour préserver un rendement supérieur à 3 %.
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Cependant, de nombreux profils prudents jugent ce seuil trop élevé : un retraité de 70 ans, par exemple, hésite à s’exposer à des supports actions dans un marché volatil. Dès lors, le sentiment d’injustice s’installe ; plus de 60 % des assurés interrogés dans un sondage interne estiment que le dispositif de bonus « bénéficie surtout aux plus aisés ou aux investisseurs avertis ».
Conséquences concrètes pour les clients
Les effets se font sentir immédiatement :
- Certains seniors comptaient sur ces produits pour compléter une pension moyenne de 1 500 € : la baisse du rendement équivaut, pour eux, à la disparition potentielle d’une semaine de courses par an.
- Les familles utilisant l’assurance-vie comme véhicule de transmission devront réviser leurs plans successoriaux : une diminution de 0,25 point sur dix ans, pour 100 000 €, représente plus de 2 500 € d’intérêts en moins.
Faute d’alternative simple, beaucoup envisagent désormais des arbitrages : accepter davantage de risque, allonger la durée d’épargne ou diversifier vers l’immobilier « pierre-papier ». Chaque option implique toutefois contraintes, frais ou volatilities supplémentaires.
Quelles perspectives pour 2026 ?
Une autre inquiétude se profile à l’horizon : la possible hausse de la CSG sur certains produits d’épargne dès janvier 2026. Si l’assurance-vie semble, pour l’heure, épargnée, les PER pourraient se retrouver en première ligne. Les épargnants devront donc jongler entre fiscalité évolutive et baisse des rendements, rendant l’élaboration d’un plan d’épargne à long terme toujours plus complexe.
Face à ces défis, se rapprocher de son conseiller, comparer les contrats concurrents et envisager des solutions hybrides (fonds obligataires corporate, SCPI à capital variable, ou ETF diversifiés) devient essentiel pour sécuriser son avenir financier sans sacrifier totalement la performance.
David, passionné d’entrepreneuriat et de business, toujours à la recherche de nouvelles opportunités et projets innovants.



